Série Spéciale Japon : Le respect de l’autre.

Série Spéciale Japon : Le respect de l’autre.

octobre 13, 2018 0 Par Mcflyvoyage

Quelque part entre Tokyo et Osaka, Juin 2017

 

Sugoi. Tout simplement incroyable. Ceux ayant déjà pris le Shinkansen doivent surement savoir de quoi il est question. Ce contrôleur qui salue le wagon a l’entrée et la sortie. Et ça à chaque wagon. Surtout qu’il passe pour s’assurer que le voyage se déroule bien et pas seulement pour vérifier votre billet.

Bref, à ce moment-là c’est la deuxième fois que je vais au Japon, et si j’y suis revenu, et avec toute ma famille c’est (en plus de vouloir leur faire gouter les sushis d’ici) leur prouver que je n’exagérais pas lorsque je leur parlais de leurs manières (et aussi parce que lorsque que l’on voyage avec ses parents cela nous coute forcément moins cher)

Cet article est le premier d’une série ou l’on essayera d’aborder les aspects principaux qui font qu’on veuille ailler ou retourner sur l’archipel Nippon. Les articles démonteront certains clichés et donneront raisons à d’autres (pas forcement négatif d’ailleurs).

 

Commençons par le commencement, l’aéroport.

La première fois que j’y suis allé, j’ai eu le droit à la fouille aléatoire, et alors que d’habitude ça s’accompagne de questions sur ma vie privée voire plus, là le douanier s’excuse de la gêne occasionnée toutes les 5 secondes. Si un terroriste tombe sur ce genre de douanier je pense qu’il se sentirais mal de commettre quelconque méfaits par la suite.

Ce trait de personnalité typiquement japonais est bien connu chez nous (bien que très peu appliqué malheureusement). Tellement présent chez eux que toute personne regardant un minimum d’animé devrait savoir dire « désolé » ou « pardon ».

Cette attitude honorable peut s’expliquer de plusieurs façons.

La première est le bon sens.  Presque 40 millions de personnes s’accumulent à Tokyo et sa banlieue, il est obligatoire pour le bon fonctionnement de la capitale (et à fortiori du pays) que la ville fonctionne correctement. Et quand on voit la puissance économique du Japon, on peut dire que tout roule. Les gens font la queue bien sagement dans le métro, ne se bousculent pas et ne jettent pas leur papier par terre (malgré l’absence de poubelle).

Le deuxième est une raison plus sociale et découle indirectement de la première. Dans une société ou tout fonctionne, il serait honteux d’être le maillon faible. Ce comportement est aussi lié à la mentalité samurai profondément attaché à l’histoire du pays. Ces guerriers ancestraux allaient jusqu’au suicider (Hara Kiri) en cas de combat perdu ou de déshonneur. Aujourd’hui de tels extrêmes n’existent plus mais leur héritage est bien présent dans la société. Autre évènement de l’histoire ayant marqué profondément les japonais est la défaite face aux américains pendant la deuxième guerre mondiale et le double bombardement nucléaire sur l’archipel qu’ils considéraient comme imprenable. Par la suite l’occupation et l’installation de base vu vécu comme un traumatisme, mais comme à leur habitude ils s’en sont sorti mais cela a peut-être laissé des traces indélébiles comme le rejet de l’immigration. Contrairement à la France qui a incité à l’immigration massive à la sortie de la deuxième guerre mondiale pour se reconstruire, le Japon s’est reconstruit seul et est rapidement devenu un des leaders économique du monde moderne.

Ce respect d’autrui est inculquer depuis tout petit aux japonais. Dès la maternelle les enfants nettoient leur classe a tour de rôle et sans distinction sociale, les disparités salariales sont moins élevés qu’en occident et l’obéissance et le respect aux parents et leur choix est indiscutable

 

Tout cela a évidemment un coté obscur

Il ne faut pas se leurrer tout n’est pas rose, le Japon n’est pas l’eldorado des bien éduqués et seul les « fanboy kikoo » (qui n’ont en général jamais été au Japon) diront le contraire.

La société japonaise moderne fait face à un gros problème de démographie. Bien qu’ils aient une espérance de vie parmi la plus haute du monde, la population globale diminue d’année en année et si cette situation n’est pas solutionnée rapidement cela deviendra vraiment problématique d’ici 20 ans. La solution semble évidente mais contraire à l’histoire du Japon : avoir recours à l’immigration.

Par conséquence, les politiques deviennent plus clémentes et il n’est désormais plus rare de croiser un “gaijin” dans les rues de Tokyo rentrant de son travail.

 

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